lundi 12 janvier 2009

Quelques nouvelles du fin fond du congélateur...

Bonjour,

Depuis quelques temps le blog est devenu bien silencieux... Et pour cause, nous sommes un peu occupés, entre le boulot et s'occuper de nos protégés.

Mais pour résumer les dernières semaines :

Soirée à la cabane à Vanier (mi décembre) :

Christelle, Alexia, Pierre, Adrien et moi même parton au lever de la lune, direction la cabane a Vanier, située aux trois quart de fish lake sur la rive droite afin de profiter d'une belle full moon ride en chiens de traîneau.
A peine sur le lac se lève un vent, proche de la tempête, qui donne une impression de grand froid. En réalité, la température est seulement d'à peine -7°C mais avec le refroidissement occasionné par le vent il est semblable a un -20°C.
Sur le lac, la neige est soufflé, s'accumulant le long des bord et laissant apparaître une belle glace bleu transparente. Avec le paysage éclairé uniquement par la lune, le paysage et magnifique et deviens quelques peu irréaliste avec les tourbillons de neiges qui monte haut dans le ciel. C'est incroyable la vitesse a laquelle la piste s'efface entre Pierre et Chrystelle en motoneige et nous trois en traîneaux (Adrien et moi même avec nos team respectif et Alexia dans mon traîneau). Alors que les distances sont relativement réduite. Avec Alexia, nous manquons de rater la monter a la cabane où là après quelques minutes à peiner dans une neige profonde, quel réconfort que de voir la lueur de la cabane, de sentir l'odeur du feu qui ronfle dans le poële,... Nous attachons les traîneaux en vitesse, a un endroit ou les chiens peuvent se mettre à l'abri du vent et courons nous réfugier à l'intérieur.

Là grosse surprise, toutes les vitres ont éclaté sous la pressions du vent. Nous trouvons quelques planches de contreplaqué qui servaient à aplairnir le plancher, que nous clouons afin de calfeutrer les ouvertures.


La température remonte rapidement et c'est à l'abri du vent, au chaud devant le poële qui ronfle, que l'on peut enfin se déguster une ''Grizzly Beer''. Nous bataillons un peu pour retrouver tous les messages laisser par les gens de passage et le drapeau savoyard que nous avons planté lors de notre première visite il y a près de trois ans. Nous les reclouons a leur place sur le mat central.

La descente entre la cabane et le lac est particulièrement raide, le sentier étroit et sinueux. Adrien perd le contrôle de son traîneau qui s'encastre droit dans une épinette, un craquement retentit puis plus rien avant quelques juron. Ouf Adrien est en vie, mais le traîneau presque a demi mort. Le brush bow (genre de par choque a l'avant) a littéralement plier sous le choc et a du mal a revenir en place, l'avant de la feuille de plastique servant de fond au traîneau c'est fendu sur une dizaine de cm et un des tuteurs soutenant ''le guidon'' a éclater. Mais c'est pas si grave, une ou deux heures de travail et il n'y paraîtra plus rien.

Pour le retour, le vent et tombé nous laissant totalement profité de la magie du paysage. A tel point qu'en passant à cheval entre une plaque de glace vive et de neige, je me fait éjecter du traîneau, en tentant de rattraper ce dernier je le retourne sur le coté et le vois s'éloigner d'une dizaine avant de s'arrêter. J'aurais pas voulu être a la place d'Alexia, se trouver dans un traîneau qui fait un demi tonneau sur le coté en chargeant de la neige... Nous redressons le tout et repartons avec plus de peur que de mal.


Soirée de Noël :

Repas chez nous à Icy Waters (nous sommes de garde) avec Chrystelle, Pierre et Guillaume.

Au menu :

- un ''champagne'' de Californie qui heureusement pour notre champenoise n'avait rien d'un champagne bien de chez nous. Il ne manquerait plus que cela.
- Gigot d'agneau et légumes de printemps, je sais c'est un repas de Pâques, mais c'est pour mettre un rayon de soleil au début de l'hiver.
- Trou normand (ou savoyard) avec une prune de Meythet.
- Brie ''Président" et gruyère Suisse,
- Tarte au pommes... Et digestif savoyard (qui est en voie d'extinction).
Et bien sur pour couronner le tout, une Night Round à 2:00 am de quoi bien digérer avant d'aller au lit.


Soirée du 25 décembre :

Repas chez nous également mais cette fois avec nos amis anglais Wendy et Ray. Avec un repas aux couleurs de Homer (King salmon), c'est récit de chasse, de trappe, de dressage de chevaux qui s'enchaîne, de quoi nous faire rêver pour un bout de temps à nouveau...


Oscar's electrique race (dimanche 21 décembre):

Première course de chien de traîneau pour Adrien et moi. Adrien en ski avec deux chiens et moi en traîneau avec 5 chiens.

-35°C, ciel bleu, la course risque d'être belle mais froide.

Après avoir prit au moins trois minutes de retard au départ, je lance mon attelage à l'assaut des concurent, bien décider à en découdre avec les autres participants même si certains sont de renom et cours la Yukon Quest. Moi aussi j'ai un team qui a fait la Quest !!!

Après avoir courus en poussant le traîneau dans les montés, frôlé les arbres dans les déscentes, c'est à bout de souffle, après quelques km de patinage intense, que je franchie la ligne d'arrivée... Je range les chiens et reprend des forces en mangeant un délicieux chili offert par l'organisation.
Mais bien que partit bien devant moi, Adrien ne revient toujours pas. Mais ou est il passé ??? C'est bien une heure après moi qu'il franchie la ligne d'arrivée. Mais que s'est - il passé ?? Il s'est trompé de piste et a fini dans les quartiers résidentiel de Whitehorse après une descente infernal. Au final, près d'une vingtaine de miles de parcouru à la place de 12.

Quand vient le temps des résultats, je n'en reviens pas de mon classement : 4ème.

Comme quoi avec un team de champions (même mal entraîné) tout est possible. Mais maintenant on va passer aux choses sérieuses pour la prochaine course le dimanche 18 janvier.


Dimanche 28 décembre :

Nous décidons de faire une boucle de près de 35 km entre Fsh lake et l'entreprise Icy Waters avec près de 600m de dénivelé. Le temps et froid entre -30 et -35°C et c'est avec des petit manteaux qur certains de nos chiens que nous partons.

Pour l'occasion, j'attelle également Oumiack ce qui me permet d'essayer le traineau avec 7 chiens. Ca comence à faire une bonne longueur devant le traineau.

Le run ce passe plutot bien, hormis Pyton qui m'a mangé une Neck Line ou deux trois autres incidents mineur.



Mais quel ne fut pas notre surprise de constater quelques jours plus tard des crevasses entre les coussinets de certains de nos chiens. Elles sont provoqués par le frottement de la neige qui est très rugueuse a cs températures là. Le seul remède, mettre des boutie (genre de chaussures en toile) à tout les chiens. Repos forcé pour 15 jours de façon à faire cicatriser tout ça et le temps de trouver des bouties.

Maintenant, c'est cure de crème pour bébé au zingue afin de les faires cicatriser au plus vite. Quand à Pyton, mon weel dog, il a eu un coussinet arrfortement abîmé, donc repos forcé jusqu'à réparation complète (bientôt je l'espère).

Soirée du 31 décembre :

Je l'ai passé en compagnie d'une 40ène de chiens, dans une petite cabane presque au fond des bois.

Quand à Adrien en souhaitant une bonne année à chacun des quelques 250 000 poissons de l'élevage.


Voila, c'est tout pour le moment bientôt la suite....





A bientôt,


Matthieu

lundi 15 décembre 2008

Sally, Blaze, Blutot, Dixie et compagnie....

Voila le non de nos quatre chiens de tête !
Malgré les -35°C qui ont sévit le week-end dernier nous continuons d'entraîner nos petit chiens de plus en plus loin, de plus en plus haut.
Après quelques virés sur fish lake, même bien chargé ( a deux dans un traîneau) les sommets nous attirait de plus en plus. Pour commencer, le week-end dernier nous avons fait le tour des Bonnéville lakes (la photo d'acceuil du blog). soit une vingtaine de km avec une belle montée de 200 m de dénivelé et une descente classé piste rouge pour les sleds.
On a perdu la piste au beau milieu des montagnes, effacée par le vent et les fortes chutes de neige les jours précédents. Les chiens se savaient plus ou aller et pour l'instant bien que connaissant les ordres de direction parfaitement, ils ne veulent pas aller dans la neige profonde. Je ne vous explique pas le bazar. Nos chiens ne veulent faire qu'une chose: demi tour, persuadés que la bonne piste et quelque part plus bas. Mais impossible, le pente que nous avons monté ne peu être descendue car elle est trop raide. Une seule issue, l'autre côté de la vallée. Mais allez persuader un chien de tête fort de 6 à 8 années d'expérience et milliers de km parcourus d'aller là où il n'y a plus de piste alors qu'il ne l'a jamais fait. Par chance nous rencontrons Guillaume partit lui aussi pour faire le même tour. Lui aussi a quelques difficultés avec ses chiens qui connaissent pourtant la piste. Nous retrouvons une belle piste lorsque celle ci descend dans la foret à quelques km du ranch. Nous arrivons à la nuit (4h30) après trois heures d'aventures.
Pour ce week-end, une autre montagne, un peu plus haute un peu plus loin : le mont Mc Intire. Départ avant le couché du soleil afin d'être en haut pour voir le ciel s'embrase et le soleil disparaître derrière les montagnes. La piste est magnifique, damé par de nombreuse motoneiges, l'ascension se réalise sans problème. Au fur et a mesure que la végétation diminue la vue s'élargie pour finir avec un magnifique panorama sur fish lake. Malgré les 400 m de dénivelés et 22 km de long nous effectuons le trajet en de 1 h 30 comprenant les pauses photos.





Mon Team :

Du traineau vers moi :
Pyton - Hans
Scrappy - Holly
Blaze - Oumiack




Au total, trois chiens ne faisait pas partit de notre attelage, Eddy et Skookum remplaçait Dixie et Gutrie sur le team d'Adrien car il avait fait du ski-joring le matin et ne voulait pas faire re-courir ces chiens.
Et Oumiak remplaçait Sally, ma petite chienne de tête préféré, car la veille au soir tous le team d'Adrien lui a sauté dessus pour lui mettre la rouste de sa vie, en réponse a un grognement. Si Adrien n'était pas intervenir immédiatement ils l'aurait probablement tuée. Bande de brute... Donc au repos deux - trois jours le temps qu'elle cicatrise, mais par chance elle n'avait presque rien deux toutes petites plaies qui saignaient à peine.

A bientot,

Matthieu

Take a beer and reach the sky POKER RUN RACE :

Ce dimanche viens de ce dérouler la plus longue course de chien de traîneau dans le cadre de la ''Copper Hault Twister League'' (course de chien de traîneau montée par Jon), la ''Take a beer and reach the sky POKER RUN RACE'' qui réalise une boucle de plus de 35 km entre la pisciculture et Fish Lake.
Pour gagner la course il ne faut pas arriver le premier, mais avoir la meilleur suite de carte dont une distribuée a chaque check point.
Passage des concurrents devant la cabane à Pierre juste après un Check point tenu par Wendy et Hingabritt. On est donc aller voir passer ses magnifiques équipes dont pour certaines sont de renommé internationale tel que Hugh Neff (3ème à la Yukon Quest, mais aussi propriétaire de nos chiens), Kaila Boivin, (et d'autre dont le non m'échappe) ....
Le meilleur a quand même mi moins de 1h45 pour boucler le tour (avec un team de 12 chiens), Hugh Neff 2ème et Kaila 3ème avec le même temps à quelques minutes près.
Pour ces équipes courir 35 km a pleine vitesse est de la rigolade (même avec 600 m de dénivelé) car elles courent actuellement près de 50 milles quotidiennement afin d'être entraîner pour des courses avec des étapes moyenne de 150 km / jour et ce pour une durée de 10 à 12 jours. Par exemple la Yukon quest et l'Iditarod sont deux courses de plus de 1000 milles soit plus de 1600 km.
Quelques photos des teams ci dessous :

lundi 1 décembre 2008

Des petits chiens...

Ou plutôt deux formules 1 !
Donc voila, c'est fait !!! On a loué pour cet hiver douze petit chiens de traîneau (deux teams de 6) pour pouvoir profiter pleinement du pays cet hiver.
Ils ne ressemble a rien (surtout pas un chien de traîneau), sont tout petits (20 kg) certains n'ont même pas de poils d'hiver, mange comme 4, ... Mais attention accrochez vous au départ.
Ce sont des chiens de courses à la retraite ou pas assez rapide pour les pro qui font la Yukon Quest ou l'Iditarod, mais de sacrés fusée pour nous débutants. Ils peuvent tenir une vitesse moyenne de près de 15 km / h sur de très longues distance une fois bien entraînés (c'est ce que l'on va vérifier).
D'ailleurs sur les douze, neuf on déjà fait dans leur vie une course de plus de 1000 milles (1600 km).
Mais c'est plus fragile que les gros chiens de Pierre. Comme c'est croisé avec des lévriers, il faut mettre des vestes à ceux qui on le moins de poils en dessous de -20°C, des chaussures (bouties) pour qu'ils ne s'usent pas les pattes,....
On a testé hier après midi sur une petite boucle d'une dizaine de km, pas possible de lever le pied du frein sous peine de s'envoler, ou en tout cas s'écraser dans un sapin. Pour l'instant Oumiack tient le rythme, elle a enfin trouver des copains qui cours à sa vitesse.
Et maintenant entraînement intense, tout les deux jours une petite boucle de 10 km pendant une semaine, puis 20 km pour deux ou trois autres semaines avant de continuer d'augmenter progressivement jusqu'à ???
On a pas eu le temps de faire de photos pour le moment, mais on va vous les présenter le plus vite possible (le week-end prochain).
A+,
Matthieu

lundi 17 novembre 2008

A LA POURSUITE DES CARIBOUS


Nous, au Yukon , on se prépare à affronter l'hiver qui arrive à grand pas. Alors on fait comme les écureuils, les goffers et toutes les autres bestioles qui vivent dans le bois. On fait nos provisions; ou du moins on essaye, parce que ça marche pas toujours.

Après avoir rempli le congélateur de saumons et autres halibut avec nos sessions pêches miraculeuses en Alaska, on s'est dit qu'il nous faudrait un peu de viande rouge histoire d'améliorer l'ordinaire. Alors quand Pierre nous à dit qu'il serait tanté pour une chasse aux cariboux sur la Dempster dans le parc de Tombstone on a pas hésité une seconde. Nous avons donc profité du pont du 11 novembre pour partir 4 jours dans les immensités glacées de la toundra artique.

Sur le papier la chasse aux cariboux c'est simple :

Tu prends ton quatres roues avec la tente, le poéle (et surtout du bois de chauffage parce que là bas y'en a pas), quelques litres de carburants suplémentaires, une carabine, des vêtements grand froids, et tout l'équipement habituel.

Tu effectue les 700 kilomètres qui sépare Whitehorse de Tombstone en une seule traite.

Arrivé là bas, quand tu voit les cariboux au bord de la route tu gard la voiture. Tu sort ta carabine, tu tue deux cariboux. Tu charge tout cela dans ton quatres roues.

Et tu rentre à la maison avec 150 kg de steack pour l'hiver.

Ca c'est ce qu'on vous dit, mais sur le terrain c'est complètement diffèrent.

Nous sommes donc partit en chasse samedi matin de bonne heure après avoir chargé la voiture de quelques stère de bois, 5 géricanes de carburant, le matos de camping, des vivres pour trois jours, une tronçoneuse, bref un gros tas de bordel indispensable a notre survie dans le grand nord. Pendant la semaine nous avons même confectionné un coffre de toit en prévision du périple.

Nous sommes aussi quatres apprentits chasseurs de cariboux Chrystelle, Pierre, Matthieu et moi. Pierre a son permis de chasse et deux bagues de caribou. La carabine, une 306 Ruger, a été emprunté à Iann le plus grand trappeur de fish lake. Vu l'état de la crosse l'arme à vécu des expéditions dans le bois et a dut tuer pas mal de bétians dans sa vie. Il parait même qu'une fois elle a faillit tuer la belle mère, mais ça c'est une autre histoire.

A j'oubliait, la carabine n'a pas de lunette de visé et comme munitions que cinq balles du même calibre. Je décide donc d'embarquer mon calibre 12 avec quelques cartouches gros gibier, on sait jamais.

Nous arrivons à Tombstone à la nuit après sept longues heures de routes sur la North Klondike Highway enneigé avec une gélinotte dans le coffre qui a malancontreuse rencontré le pare choc du Nissan Frontier dans sa fuite. Sur la route, nous avons aussi croisé deux magnifiques Wapiti ou grand cerf des rocheuses, c'est la même bestiole que notre cerf élaphe européen mais deux fois plus gros.

Nous montons le camp au bord de la North klondike river gelée. Il fait froid à Tombstone campground, nous sommes les seuls à camper sous la tente. La douce chaleur du poèle envahit peu à peu notre nouvelle maison, la pleine lune se lève derrière les montagnes majestueuses.



Nous prenons l'apéro autour du poèle, ou plutôt nous buvons les 4 bières que nous avons emmené avant quelles ne gèlent, quand un étrangé fait irruption dans la tente. C'est un chasseur de Dawson qui passe la nuit dans une cabane un peu plus loin avec des collègues. L'homme, petit et trappu a une barbe immense, il a dut lui aussi boire quelques bières. Ils étaient à la chasse aujourd'hui, les caribous sont là mais avec le monde qui les traquent, ils sont peureux et se tiennent à environ 1 km de la route. Ils nous dit que la chasse au caribous sa prend une snow mobile si nous voulons les approcher correctement. Nous n'avons pas de skidoo, nous irons à pied comme des vrais chasseurs.




A -30°C on a moyen de se géler les C..........!!


Matthieu coupe les tartines gelées du petit déjeuner.

Après le diner une aurore boréale fait irruption derrière les montagnes, elle vient danser au dessus de nos têtes pendant quelques minutes puis s'évanouit à l'horizon, c'est féérique.
Au matin le froid me pique le nez, car c'est la seule chose qui dépasse du sac de couchage. Pierre allume le poèle et tous le monde émmerge. Chrystelle a eut froid au pied toute la nuit et Pierre à dormit dans un duvet -5°C. Avec Matthieu nous avons passé une bonne nuit dans nos duvet -40°C. Nous fesons des pronostiques sur la température -20 ou -25°C pas plus nous dit Pierre. Nous apprendrons plus tard qu'il a fait plus de -30°C pendant la nuit.




Nous partons en chasse avant que la lumière de l'aube enflamme les cimes enneigés des Tombstone Mountains. Nous passons North fork pass pour rejoindre le bassin versant de la Blackstone river et l'immensité de la toundra. Il est 9hoo du matin mais il fait encore sombre, nous scrutons le paysage alentour. Nous distinguons des points noirs dans le lointains les caribous sont là mais Far away.


Plus loin une harde semble plus proche, juste de l'autre coté de la rivière. Nous laissons la voiture à Tow Moose lake. Au bord de la route des tas de viscères gelées laisse croire à une chasse prometteuse. Nous suivons un trail de motoneige qui descend jusqu'à la rivière gélé. Nous repérons un petit groupe à 400m de là. Nous sommes bon vent et le terrain se prête parfaitement à une approche car nous somme camouflé par les saules, seuls arbres à pousser au bord du cours d'eau. Nous marchons en fil indienne sur la rivière tel des loups en chasse . Quand tout à coup un caribou sort d'un bosquet de willows. Nous nous figeons accroupit. L'animal remonte la pente et nous surplombe. Puis il entame une danse particulière, il nous a repérer c'est sûr, mais il effectue des 360°sur lui même en levant haut les antérieurs tel un cheval andalou pendant que Pierre s'approche doucement. Le caribou et maintenant à moins de 100m de pierre j'attend le coup de feu mais rien ne se produit. Le cervidés fait encore deux trois tours de manège puis prend la poudre d'escampette. "C'était une femelle et il était trop petit, alors j'ai pas tiré, il y en aura bien d'autres plus loin" me dis Pierre.




Nous filons plus loin jusqu'au Olgivie Mountains le soleil brille mais il fait très froid. Nous croisons d'autres chasseurs armé de motoneige et de sniper dernier cri avec des tas de caribous sur leurs remorques, c'est un peu la boucherie, où est la chasse dans tout cela ?

Enfin bref, nous nous arrêtons à un endroit où la rivière s'élargie, nous jumelons quelques individus qui laisse croire à la présence d'une harde. Nous rencontrons Normand un pote québécois à Pierre qui chasse avec deux touristes Français. Lui il en a déjà mis deux par terre. Mais il y a vraiment une grosse harde derrière les collines après la rivière. C'est un peu loin, mais nous tentons le coup, il est déjà 15h et le soleil va pas tarder à se coucher.



Nous passons la Blackstone qui est partiellement gelé. Puis arrivé de l'autre coté nous repérons deux gros troupeaux. Pierre tente une approche, moi je tente de filmer, mais ma caméra me colle aux doigts et ne veux pas démarrer à cause du froid. Pourtant l'image est énorme les Caribous repèrent vite Pierre et toute la harde de 40 bêtes traverse devant nous au galop, à flan de montagne et rejoint une autre harde sur le versant opposé. Dans le tas il y a des mâles avec des ramures gigantesques.



Rien ne sert de courir ils sont déja trop loin. Au retour Pierre nous fait quelques frayeur sur la rivière qui n'est pas très gelée, mais ça passe. Quand à nous nous décidons de traverser où les caribous traversent c'est plus sûr.


L'après midi se poursuit, avec un dernier run où deux magnifiques animaux passe à 100m de Matthieu mais il n'avait pas la carabine.


Nous rentrons au camp avec plein d'espoir pour le lendemain. Sur le chemin du retour nous croisons Shawn le garde chasse qui est aussi un bon pote à Pierre. Il peut pas nous prêter la motoneige qu'il transporte sur son camion, pour la chasse, mais il peut nous aider à sortir le gibier si nous tuons quelques choses.


Il fait moins froid, la seconde nuit sous la tente se passe pas trop mal. Le lendemain, à 6h du mat tout le monde est debout. Nous voulons être sur place au levée du jour. De temps à autre des renards artic traverse devant la voiture. Ils restent au bord de la route, et fond pitence des tas de viscères que les chasseurs laissent dans le fossé. Plus loin deux yeux jaunes brillent dans mes phares, c'est un loup, un très gros loup gris qui nous regarde passer. Je stoppe le véhicule, lui il nous regarde quelques seconde puis s'enfuit en trottinant.


Les premières lumières de l'aube apparaissent derrière les montagnes. Un groupe de lagopèdes caquète dans les saules juste à coté de nous. Il fait encore trop noir pour voir les caribous. L'obscurité se dissipe peu à peu est nous repèrons un individus seul sur la crête d'une colline, les autres doivent être derrière. Nous partons encore une fois en chasse cette fois si nous calculons bien le vent et notre possition pour mettre toutes les chances de notre coté. Après trois quart d'heures de marche dans la profonde, nous arrivons sur un plateau derrière la colline en question le vent souffle et emporte avec lui des bourrasques de neige, qui nous fouette le visage.


La harde est là à environ 500m à flan de montagne. A notre grande surprise ils viennent dans notre direction. Nous stoppons à découvert au milieu du plateau, les animaux curieux nous prennent pour d'autres caribous. Ils s'approchent en trottant, il y en a une vingtaine. Un mâle gigantesque trottent au milieu de la harde. A une centaine de mètre la femelle de tête passe derrière un épaulement de terrain en face de nous. Pierre en profite pour s'approcher sans être vu. On voit maintenant que les bois des animaux bouger devant nous. Pierre à disparus les caribous aussi. Soudain un coup de carabine retentit, puis un autre. Les animaux font volte face. Je part en courant pour essayer de leur barrer le passage et les forcer à passer devant Pierre, mais ils sont beaucoup plus rapide que moi. Je tire un coup de fusil au dessus de la tête du troupeaux pour tenter un changement de direction inextrémiste, mais les bêtes garde le cap. Toute la harde me passe sous le nez au triple galop en soulèvent des gerbes de neiges à leur passage. Le grand mâle arrive dans les derniers moins rapide et stop net devant moi à moins de cent mètres. Il est un peu loin pour mon fusil mais je vise le défaut de l'épaule et lâche le second coup ; en vain.



Pierre ne veut pas lâcher le morceau et part au trousse du troupeaux. Avec Chrystelle et Matthieu nous suivons. Les animaux sont encore une fois passé derrière une colline. Cette chasse c'est le jeu du chat et de la souris, et ça commence à devenir sérieusement épuisant de courir dans le neige après des bestioles qui sont étudié pour cela. Nous nous séparons en deux groupes. Matthieu rejoint Pierre au sommet de la colline. Chrystelle et moi nous contournons l'épaulement de terrain par la gauche. Mais la harde est déjà loin. A environ 2 km sur un plateau en contrebas plusieurs hardes se rejoignent pour former un grand troupeau au bord de la rivière gelée. Nous n'y croyons plus.


Tout à coup un, deux puis trois coup de carabine retentissent en haut de la colline, je m'écris "Ca y'est il est mort!!". Soudain, trois caribous déboulent sur la droite avec Pierre et Matthieu à leur trousse, je recharge mon arme et part en courant à la descente pour rejoindre au plus vite le fond du vallon mais les animaux me repèrent et fond volte face. Ils disparaissent dans le lointains et vont rejoindre leurs frères sur le grand plateau. Je rejoint Pierre au fond du vallon, avec Matthieu ils ont dérangé trois retardatères à 30m, il a tiré, il a tous louper. C'était notre dernière chance. Nous sommes vidés, nous prenons une pose bien mérité couché dans la neige.
Il fait -20°C nous n'avons pas froid du tout.

Durant l'après midi nous retrouvont Shawn le garde chasse qui patrouille en compagnie d'un amérindien d'Old Crow. Nous jumelons ensemble un groupe qui se tient dans les saules au bord de la Blackstone river.


Nous décidons de tenter une dernière approche. Nous empruntons la rivière gelée , coupons par une île où s'entremelle les willows. Nous débouchons sur un bras de rivière ouverte l'eau glacial fume. C'est pas très profond. Pierre qui est le seul à avoir des bottes partiellement étanche décide de nous porter un par un pour traverser. Il va remplir ces bottes mais sa fait rien. La rivière est très glissante et nous manquons de tomber à l'eau plusieurs fois; il fait -20°C. Pierre durant les trois allez retour à effectivement rempli ces bottes avec de l'eau proche du point de congélation. Arrivé de l'autre coté il ne vide pas les bottes, car ses pieds géleraient directement.



Nous marchons encore à travers les saules puis débouchons à l'endroit exact où se trouvait les animaux 1h plutôt. Les caribous sont juste en face de nous à 500m à découvert au milieu de la toundra. Pierre tente une approche mes ses pieds le fond atrocement souffrir maintenant qu'il reste immobile. Au bout d'une vingtaine de minute il fait demi tour. De toute manière les bêtes farouches l'avait déjà repérés. Notre poursuite s'achèvent ici. Nous retraversons la rivière sur le dos de Pierre qui commence vraiment à géler, mais il ne dit rien. Nous filons jusqu'a la route à grand pas. Arrivé à la voiture Pierre ne tarde pas à poser les bottes et mettre des chaussettes sèches. Le sang à dut déja quitter les orteils voir plus. Pierre est costaud où a de l'entrainement, je sait pas ? Peut être qu'après 15 ans de grand nord on deviendra aussi résistant au froid ? Enfin voilà, nous rentrons au camp bredrouille mais avec des images plein la tête. L'année prochaine nous aurons le droit de chasse, donc nous reviendrons. Mais en chiens de traîneau cette fois pour nous perdre plus loin dans d'autres vallées, où les motoneige ne vont jamais. Et cette fois si peut être nous attraperons le seigneur de la toundra.