dimanche 28 septembre 2008
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mercredi 24 septembre 2008
Icy Waters...





La fécondation est ensuite réalisée après avoir égouter les oeufs en mélangeant les gamètes male et femelle.



Mais ca c'est une autre histoire....
A bientot,
Matthieu
dimanche 14 septembre 2008
WOODLAND BUFFALO ET L'ETE DES INDIENS
Malgré des grosses semaines, on profite de l’été des indiens comme disent les québécois, alors on se promène dans le bois de toutes les couleurs.
Et quelles couleurs ! Dans les vallées les trembles sont jaunes canaris et éclaire les sous bois habituellement assombri par les épinettes noires. En altitude tout est rouge sang et au sommet des montagnes la neige pointe déjà son nez, c’est l’automne, c’est superbe.
Le week end dernier nous sommes partis voir les fameux bisons d’Aishinik lake. Samedi matin après avoir chargé la tente, le chien, le canot plus quelques vivres nous quittons Whitehorse par la North Alaska Highway au travers de forêts de trembles jaunes flambloyant.
Nous sommes forcés de faire un petit détour de 60 km à Haines Junction pour chercher de l’essence car le station service au carrefour de la piste d’Aishinik lake ferme fin août, on le savait pas.
Sur la route nous croisons les oies sauvages qui quittent le grand lac Kluane vers le sud, elles ont trois semaines d’avance, l’hiver arrive à grand pas.
Nous marquons une pause aux chutes otters le débit a légèrement augmenté depuis le mois de juillet ! Arrivé au camping nous sommes surpris par le monde. Nous sommes en pleine saison de chasse et les locaux sont venus traquer l’orignal et pêcher dans le lac.
Nous montons le camp, puis nous prenons la piste en quête de bison. La route que nous empruntons maintenant se termine 100 km plus loin à Aishinhik village bourgade de trois âmes perdu au fin fond du bush.
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La chemin est carrossable mais certaines ornières doivent être négocié avec précautions parce que si nous plantons le quatre roues ici on est mal !
Plus loin, quelques empreintes dans la boue témoignent du passage des bisons. La piste semble être une voie de communication importante pour les bêtes à cornes. 30km passe toujours des traces mais pas l’ombre d’un bétian, plus nous avançons plus la forêt s’épaissie. Nous roulons au travers de marais inextricables. Peu à peu la route s’élève et zigzag entre des collines. La piste est maintenant une autoroute à bisons les bouses, de plus en plus fraîches, nous pousse à continuer plus loin. Cinquantième kilomètre, nous commençons à désespérer, voilà bientôt deux heures que nous roulons dans une forêt si épaisse qu’on pourrait passer à deux mètres d’un bestiaux sans en voir le bout des cornes. Nous avons pas fait tout ce chemin pour rentrer bredouille. Plus loin, les collines deviennent plus hautes et les forêts de tremble laisse place à l’herbe sèche. nous passons un virage quand soudain, je m’écris « ils sont là », ça a durée cinq secondes mais j’ai vu tout le troupeau à travers les arbres.
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Nous descendons dans une cuvette, puis remontons direction la colline. A mi-pente le troupeau apparaît, ils sont là à 300 m tranquilles à découvert tel des blocs de rochers ébènes accrochés à la colline. Nous stoppons le véhicule. Deux grand mâles surveillent le troupeaux d’une vingtaine de bêtes. Ils nous toisent de leur regard noir et retiennent notre envie de s’approcher plus près. En fait, nous avons pas trop envie de nous faire écrabouiller par 1 tonne de muscle en furie lancé comme une locomotive avec le reste du troupeau en guise de wagons.
Le woodland buffalo est le plus gros représentant de son espèce composé du bison des plaines, dont les derniers spécimens sauvages vivent à Yellowstone aux U.S, et du bison d’Europe qui subsiste dans les forêts profondes de Pologne.
Au Yukon l’espèce fut éradiquée au début du 19ème siècle pour le commerce des fourrures. Mais grâce à une programme de réintroduction mené par les eaux et forêt canadienne et la communauté amérindienne locale, 170 bêtes provenant du Mackenzie Bison Sanctuary dans les territoires du Nord ouest, ont été relâché entre 1988 et 1992 dans la vallée de Nisling.
En 1999 on comptait 500 têtes, puis la harde c’est étendue en petit troupeau jusqu’à Aishinhik lake et couvre désormais une région grande comme Rhône alpes. On compte aujourd’hui 1 200 têtes. Peu de prédateurs attaquent les troupeaux. Les meutes de loup ont perdu le sens de la prédation sur le bison après sa disparition, c’est pourquoi l’espèce prospère aujourd’hui. La saison de chasse à lieu au cœur de l’hiver quand les animaux redescende dans les vallées plus accessibles et pour 2006-2007 87 bêtes ont été prélevés par les chasseurs. Le tire des femelles est autorisé se qui est rares pour le gros gibier au Yukon. La chasse au bison sa doit être une sacré expédition. En tout cas l’espèce est aujourd’hui sauvé est rempli les congélateurs des chasseurs les plus chevronnés.
Nous observons les animaux pendant un moment puis, nous prenons le chemin du retour. Sur la route je tue deux gélinottes pour le diner et nous rentrons au camp dans la lumière du soir.
jeudi 11 septembre 2008
La cuisine canadienne à la sauce francaise !!!
Bonjour tout le monde,
Juste pour vous dire que du coté culinaire, nous ne nous laissons pas abattre. Maintenant que notre cuisine est toute équipée, avec un beau four dans lequel on pourrait mettre un moose presque entier ... On s'en sert plus que couramment. Au menu: du pain maison, des rôtis, du gigot d'agneau, poulet sans compter les tartes aux pommes, aux prunes, gâteau au chocolat et même une dinde gigantesque de 8 kg.
Sur les photos ci dessous vous découvrirez premièrement la bête puis une bande français affamés prêt à lui faire honneur. Le tout accompagné d'un petit merlot du Chili, excusé-nous mais les vins français sont trop cher pour ce qu'ils sont (50$ la bouteille).
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Pour ceux qui ne la connaissent pas, a droite de la photo c'est Chrystelle, une Iséroise qui habite Sunshine Valley (chez Pierre et Wendy) depuis le mois de juin.
Bref, on ne se laisse pas mourir de faim.
A +,
Matthieu
dimanche 24 août 2008
Ascension du Mt Granger
Ce beautiful day fut sans doute la plus belle journée de cet été passé à courir les montagnes rocheuses.
Pendant que la lumière rosée de l'aube traverse les vitres de la cabane à Vanier, nous émergeons de nos sacs de couchage réveillé par les écureuils qui courent sur le toit et dans la cabane, puis par Jack qui à son habitude nous fait une petite craquée dans le poêle et nous prépare le breakfast. Il a gelé ce matin !
Peu après nous embarquons le paquetage dans le canot, direction en face de l'autre coté du lac. Nous accostons dans la brume matinale sur une berge marécageuse où quelques empreintes dans la mousse témoignent du passage d'un orignal un peu plus tôt. C'est par là que la veille au soir, à l'aide de nos jumelles sur la colline qui domine la cabane à Vanier nous avons définit le départ de l'aventure.
Nous avons choisi de traverser la forêt jusqu'aux alpages là où les épinettes sont les plus denses pour éviter au maximum les willows (saules) impénétrables. Puis nous couperons à flan de montagne jusqu’à un col sans nom pour atteindre un plateau alpin. Ensuite nous effectuerons les 200 derniers mètres de dénivelé entre les éboulis de pierres et les névés pour atteindre le sommet.
Jack part à l'avant et le rythme est soutenu. Nous traversons des zones très encombrés, Oumiack gambade ici et là sur les traces d'un gibier quelconques. Nous la perdons de vue. Nous entendons le tintement de sa clochette s'éloigner dans la jungle. Nous avançons tant bien que mal empruntant les pistes que les orignaux et les ours traces dans le bush. Plus nous montons et plus la forêt s'éclaircie, laissant apparaître de tant à autre les pentes des alpages qui commence à rougire en cet fin du mois d'août.
Avant d'atteindre les champs de myrtilles et d'airelles, Oumiack nous rattrape grâce à son flair redoutable. Nous débouchons dans une zone subalpine, une petite vallée entouré au sud par des saules rabougris qui s'accroche à la pente et au nord par de grands éboulis parsemés de plaque de lichen.
Nous n’avons pas fait cent mètres qu'au détour d'un willow, je demande à jacques de marquer une pause. Deux Grizzlys pâturent dans les myrtilles à 400m sur une petite colline en face de nous. Les ours ne nous ont pas vu, l'image et magnifique. Ils sont très gros, rien à voir avec les grizzly de la chilkoot river à Haines de 200- 300 kilo habitués aux humains et spécialisé dans le vol organisé de saumons aux pêcheurs. Non, là nous avons à quelques centaines de mètres deux grizzly de montagne adultes. Probablement un couple ou deux membres d’une même famille. Soit deux bétians, comme dirait jacques, de 600 kilo respectivement qui n’ont pas du croisé beaucoup de bipèdes depuis leurs sortie d’hivernation.
Les plantigrades sont de couleurs très foncés, presque noire, avec une livré grise argent qui part de la base de la tête jusqu’à la queue. Leurs fourrures étincelles dans la lumière du matin. C’est splendide !
Que faut il faire, les ours sont pile sur le chemin que nous voulons emprunter. Il ne faut surtout pas les surprendre car la charge serait inévitable. La seule solution consiste à se laisser repérer à longue distance et surtout ne pas les perdre de vue. Jack leurs lance un « Hé les ours, on voudrait passer », un peu trop fort à mon goût, qui résonne dans la vallée. D’un coup les deux bétians lève la tête de leurs festins de bleuets, hume l’air et se dresse l’un après l’autre sur leurs pattes arrière pour analyser la situation. Un mélange de peur et de fascination m’envahit, je glisse deux balles dans les canons du fusil que j’ai amené avec moi et en garde deux autres dans la poche, ça rassure. Jacques me dit : « Monte sur la petite colline la devant, tu vas pouvoir les filmer de plus près » Avant de monter sur la colline en question il faut passer une dépression où les saules plus grand nous bouchent la vue. Avant de m’engager je jette un dernier coup d’œil sur les grizzlys, et en voie un retomber lourdement sur ses quatre pattes.
Puis nous montons vers le haut du monticule. Arrivé au sommet il n’y a plus d’ours, comme un mirage il se sont évanouit dans le paysage. Je scrute le fond de la vallée et voie deux masses brunes arpenter la montagne et disparaître dans le lointain. La caméra est resté au fond du sac mais ça fait rien.
Nous poursuivons notre aventure en quête de nouvelles rencontres.
Nous avons passé la limite des arbres, on voit maintenant à des kilomètres devant nous. Avec Matthieu nous choisissons de prendre à flan de montagne afin d’atteindre le plateau un peu avant le col. Jacques préfère passer par le fond de la vallée avec Oumiack.
La pente est très raide, ça me fait penser à la porte des Aravis à la Giettaz, avec les lagopèdes en plus ! Nous dérangeons une petite compagnie, j’en tue un pour le repas du soir.
Après quelques traversées de pierriers nous atteignons en fin le col. Le paysage s’ouvre littéralement sur un plateau de lichen jusqu'à l’horizon parsemé de petit lac et de quelques épinettes chétives Le Wilderness total.
Le vent souffle sur le plateau et nous pousse à rajouter une couche et à troquer nos chapeaux contre les bonnets plus chaud.
Ne voyant pas arrivé Jacques, nous nous inquiétons un peu car il a suivit le chemin exact emprunté par les ours dans leur fuite. Puis d’un coup, Oumiack déboule en trombe par le col et part au trousse d’un petit groupe de Mouflon de Dall qui paissait juste en contrebas. Jack arrive peu après, il n’a pas revu les ours mais il s’est tout de même inquiété pour nous quand il a entendu le coup de feu du lagopèdes.
Nous continuons l’ascension ensemble. Le versant fourmille de point blanc, une cinquantaine de Mouflon essentiellement des mères et leurs petits, qui ne semblent pas très inquiétés de notre présence. Matthieu prend Oumiack en laisse et je tente une approche pour filmer. Arrivé à 200 m les animaux déguerpissent.
Nous finissons l’ascension sur un champs de cailloux, la faim commence à se faire sentir le petit déjeuner du matin est déjà loin dans les chaussettes.
Arrivé en haut, Oumiack lève une compagnie d’une dizaine de lagopèdes. Je part donc à la chasse. Je rattrape vite les oiseaux qui piètent devant moi. J’en tue un bien gras puis passe le fusil à Matthieu qui en tuera deux autres en une seule cartouche. Ce soir se sera un banquet.
Les autres oiseaux ne semblent pas dérangés par l’abattage de leurs congénères et reste autour de nous.
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Nous basculons sur le versant sud à l’abri du vent pour la pause casse croûte. Il fait un peu froid, jacques est surgelé.
Nous regardons Oumiack lever ici et là quelques lagopèdes et parcourir en tout sens le vallon devant nous. Tout à coup deux caribous débouchent par le haut du vallon et rentrent presque en quasi collision avec la chienne occupée à poursuivre les oiseaux.
Oumiack surprise fait volte face et part en trombe en sens inverse, les caribous marque un temps d’arrêt pour observer ce drôle de petit loup puis déguerpissent sans demander leur reste.
Sur la crête en face une harde de mouflon, tel des sentinelles, observe toute la scène.
Nous quittons le versant venteux pour le chemin du retour, passé le col nous dérangeons 5 mouflons blanc qui passe à moins de 100 m de nous.
La descente à flan de montagne est éreintante, mon genoux commence à faire des siennes. Nous localisons une tanière de loup sur le versant opposé, mais pas de traces du carnivore, celle-ci est peut être abandonnée.Avant de rejoindre les profondeur de la forêt, Matthieu repère une femelle orignal avec son veau de l’année. Couché au milieu des saules en pleine pente les deux élans prennent le frais à l’abris des attaques de mouches noires. Dérangé par notre approche ils prennent la fuite à flan de montagne et disparaissent derrière une crête. Nous pénétrons dans le bois par une sente animale. La descente jusqu’au lac est longue et harassante. On n’en voit pas le bout de cette foutue jungle inaccessible. Arrivé au bord du lac il faut retrouver le canoë, chose assez difficile vue la densité de végétation. Nous partons chacun d’un coté. Finalement c’est Jacques qui tombe dessus après 10 bonnes minutes de recherche ; nous embarquons.
Miracle pour le retour, pas besoin de ramer, une bonne brise nous poussent dans le dos jusqu’à l’autre rive vers un repos bien mérité et surtout un festin de lagopède alpin.
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Ce sont des journées comme celle-ci qui font que le Wilderness, la terre sauvage du grand nord devient un endroit magique pour un coureur des bois. Ici il faut savoir surmonter sa peur de l’inconnu, des soit disant « bêtes sauvages ». Avoir le courage de percer les forêts, traverser les ravins, gravir les montagnes. Essuyer les averses fréquentes, les températures instables… Pour découvrir une beauté naturelle hors du commun, un mélange particulier de lumières, de couleurs, de paysages et les êtres vivants qui les composent. Pour percevoir cette sensation unique de partage, en se nourrissant de cette nature, pour pouvoir s’inclure pleinement dans cette vie sauvage et ne pas rester un vulgaire intrus à deux pattes, observateur distant et aseptisé. Trop évolué pour cette vie simple ou totalement dénaturé ?
Le Wilderness est un endroit rude et inhospitalier pour le commun des mortels, mais si vous voulez découvrir sa beauté ils faut vous endurcir un peu, troquer votre vie sereine contre l’aventure et je vous le promet vous ne serez pas déçu du voyage.